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mardi 9 mars 2010

Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs

Le secret des Puissances de l'Argent l'est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des "tempêtes parfaites" sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d'envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu'à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins. Ces banques privées ultra-puissantes font le genre d'offres qu'on ne peut refuser.

 Illustration : Victor Juhasz

La plus connue et la plus controversée d'entre elles est sûrement Goldman Sachs. Le magazine Rolling Stone a publié en juillet dernier un article coup de poing à propos de cette institution financière. Le journaliste Matt Taibbi débute son texte comme suit :
"La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c'est qu'elle est partout. La banque d'investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son syphon sanguinaire dans tout ce qui a l'odeur de l'argent."

Cet article du Rolling Stone qui a fait sensation résume ce que bien d'autres ont dit et écrit : certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années '20. Elle a de plus toujours utilisé à peu près le même procédé : elle se place d'abord au centre d'une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir. Ensuite, elle s'arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et les PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d'avance avec l'aide complice des dirigeants de plus petites institutions comme la Caisse de dépôt et placements du Québec. Bien sûr, on achète les politiciens nationaux pour que ces derniers ne régulent pas ces nouveaux produits financiers dangereux pour l'économie. Puis c'est encore la "Big banque" qui finit le travail en pètant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques, un tas de RÉER et consolidant encore une fois davantage son contrôle sur les marchés financiers. Une fois que tout le monde est appauvri et que l'économie est à l'agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l'économie et nous prête à haut taux d'intérêts l'argent qu'elle vient juste de nous syphonner. Et le processus recommence...

Où en sommes-nous aujourd'hui? Si on regarde attentivement les médias de masse, on voit bien que ce n'est pas une lente reprise économique qui est devant nous mais une autre crise majeure qui aura comme levier les dettes nationales.

On l'a vu avec Dubai et maintenant avec la Grèce, la dette publique est le prochain prétexte pour faire accepter des politiques draconiennes d'intégration verticale de l'économie au niveau planétaire.

Revenons en novembre 2009, quand la Société générale de France publiait un rapport contenant un scénario alarmiste d'effondrement économique mondiale causé par l'endettement des pays développés. On pouvait lire dans le Figaro sur le sujet que "les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes." Le premier problème est la dette publique qui a "pratiquement atteint un point de non-retour", selon le rapport.

Le cas de la Grèce montre bien les mesures draconiennes qui s'annoncent à l'horizon et la mesure la plus grave concernera la souveraineté même des nations développées. Pour pouvoir recevoir l'aide de la zone euro, la Grèce devra se soumettre à la volonté des autres pays membres. Dans un article sur le sujet dans le Wall Street Journal, Patience Wheatcroft écrivait : "Cette crise n'est pas seulement à propos des dettes de pays souverains mais à propos de la souveraineté elle-même".

L'éditorialiste André Pratte de la Presse semble être d'accord avec cette interprétation quand il écrit :
"La semaine dernière, Athènes a dû se prêter à l'exercice humiliant d'ouvrir ses livres aux experts de l'Union européenne qui lui ont fortement suggéré des pistes de solution. La Grèce venait de perdre le contrôle de ses finances publiques, de perdre une partie de sa souveraineté."
Pratte poursuit en disant qu'il faut se dépêcher ici au Québec à se serrer la ceinture et à tout taxer sinon les puissantes banques vont venir nous taper sur les doigts et comme ça on évite que "le Québec se retrouve bientôt, comme la Grèce, le dos au mur." Comme si nous ne l'étions pas déjà.

Sauf qu'avant de mettre le fardeau de la dette sur les épaules des populations, il faut être juste et pointer les véritables responsables de ces dettes surgonflées. Bien sûr, vous avez devinez qui sont les coupables : les cerveaux de Goldman Sachs et autres big banques.

Le 22 février dernier dans un article du Devoir intitulé "La Grèce n'est pas la seule à «maquiller» sa dette", on y apprend de belles choses que nous savions déjà :
"Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d'un nouveau scandale. Cette fois, il ne s'agit plus de subprimes, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des États endettés pour enjoliver leurs comptes."

Donc, en plus de créer des bulles financières qu'ils controllent complètement, ces big banques cachent la véritable dette accumulée par les États qui utilisent leurs services ; comme quand on modifie la façon de calculer le taux de chômage pour obtenir le taux qui nous plait à montrer.

L'influence des Goldman Sachs et compagnie n'est plus de l'influence : c'est de la complète domination économique. Obama compte dans son équipe beaucoup de représentants de Goldman Sachs à des postes-clés. Il en était de même pour W. Bush.

Toutefois, nous savons pourquoi cette crise de la dette a été planifiée et exécutée, nous connaissons le calendrier de la gouvernance mondiale que tente d'implanter l'élite oligarchique. Nous savons que l'objectif est de créer une banque mondiale, la bureaucratie ultime d'un éventuel gouvernement mondial.

Il n'y a qu'à lire ce texte paru sur le Monde.fr au titre évocateur : "Dominique Strauss Kahn plaide pour que le Fond Monétaire devienne la Banque Centrale du monde". Tout y est.

Le FMI est reconnu comme une banque cruelle qui impose des conditions excessives. Il s'agit d'un prêteur usurier qui bénéficie toutefois de l'absolution complète. Il s'agit d'une institution anti-démocratique qui ne peut pas légitimement faire autorité sur tous les peuples. Il y a aussi trop de secret qui entoure ce genre d'institutions.

On pouvait d'ailleurs lire dans le Herald Sun qu'une rencontre secrète entre dirigeants des banques centrales du monde avait eu lieu au début février pour discuter des mesures monétaires mondiales à prendre. La réunion était protégée par une sécurité de haut niveau et la presse n'y était pas admise. Allez savoir ce qu'ils ont pris comme décision, de toutes façons il semble que ce ne soit pas de nos affaires.

Pour terminer, selon le Wall Street Journal, Goldman Sachs a dû adopter une nouvelle politique sur le risque financier et pas n'importe laquelle : elle a déterminé que la publicité négative à l'égard de la compagnie est un "facteur de risque" sur les performances de l'entreprise et qu'elle devait la combattre. Ça veut dire tout simplement ceci : on ne peut pas parler en mal de Goldman Sachs, le mieux en fait c'est de ne pas en parler du tout.

Cependant, l'enjeu est trop important, et nous ne devons pas laisser ces pieuvres vampires nous  sucer le sang jusqu'à la dernière goutte. La prochaine crise va arriver tôt ou tard, probablement plus tôt que tard, et ce pourrait bien être celle qui sonne le glas pour toutes les nations du monde.

La véritable souveraineté, c'est face à ces big banques que nous la perdons.


mercredi 9 décembre 2009

CRISE ÉCONOMIQUE : Le pire est devant nous.

Il semble que la télévision ici au Québec et ailleurs au Canada nous rassure régulièrement sur la reprise économique éventuelle, nous invitant à investir de nouveau dans une économie sur le point de reprendre du poil de la bête ou qui serait même déjà de nouveau sur les rails. Pourtant, si on y regarde de plus près, les grandes banques à travers le monde craignent un effondrement possible total de l’économie mondiale.

La Société générale de France a publié un rapport en novembre dernier dans lequel l’institution financière suggère à ses clients comment se préparer à un éventuel effondrement de l’économie mondiale. La SGF a intitulé cette possibilité «le pire scénario de la dette», et précise qu’il ne s’agit que d’une «exploration des dangers possibles» et non une prédiction officielle sur l’avenir de l’économie mondiale. Cependant, à la lecture du rapport et de certains articles parus, les faits ne mentent pas : la dette des pays développés  grimpent en flèche, en particulier celle des États-Unis.




Le Figaro y consacrait un article le 20 novembre dernier : «Le pire pourrait être devant nous. C'est une des hypothèses qui ressortent d'un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette», selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes.» Ce qui contredit le message qui est matraqué continuellement à la télévision comme quoi la reprise économique est à nos portes.

On peut lire plus loin dans l’article : «Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu'une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l'or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu'une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires. A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l'automobile.» En somme, dans une économie de bulles financières qui éclatent de partout (donc en dépression), les seules choses qui auront encore de la valeur seront la bouffe et l’or! Il ne faut pas oublier l’eau tout de même qui deviendra sans aucun doute une ressource convoitée.

Le prix de l’or est en hausse depuis un an et a atteint 1200$ l’once il y a quelques jours. Voici ce qu’on pouvait lire sur cyberpresse à propos de l’or : «En toile de fond, l'or est favorisé par la dépréciation du dollar, qui le rend moins cher pour les investisseurs munis d'autres devises, et encourage les épargnants détenant des billets verts à diversifier leurs portefeuilles.» L’or bénéficie toujours directement de la dépréciation du dollar et de l’inflation.

Le dollar américain souffre de faiblesses face à d’autres devises et certains pays proposent maintenant d’adopter autre chose que la présente devise américaine de référence, comme peut-être les Droits de Tirage Spéciaux du FMI. On pouvait lire sur cyberpresse que «dès le mois le mois de mars la Chine, puis la Russie et le Brésil, ont lancé l'idée qu'il fallait inventer une nouvelle monnaie de réserve internationale, basée sur les DTS (Droits de tirage spéciaux), devise artificielle utilisée par le Fonds monétaire international et reposant sur un panier de monnaies (dollar, euro, yen, livre).» On sait aussi que certains pays n’ont pas attendu le rapport alarmant de la SGF pour agir et ont pris les devants comme la Chine, encore selon l’article de cyberpresse : «En outre la Chine, premier pays à acheter des obligations du FMI au début du mois, à hauteur de 50 milliards de dollars, a pris la décision inhabituelle de les acheter en yuans plutôt qu'en dollars.» Certains savent ce qui va se passer et semble se préparer pour le mauvais temps.

En conclusion, la dette des pays «développés» qui galope vers des sommets inégalés (surtout aux États-Unis) et un dollar américain qui n’inspire plus confiance seront les responsables d’une «possible» catastrophe économique. Si tel était le cas, le prix des lingots d’or et des grains de riz grimpera vers des hauteurs favorables à l’investissement financier.

D’un autre côté, si le prix de la nourriture augmente encore davantage et que si le dollar ne vaut plus rien d’ici bientôt, bref s’il y a une hyperinflation, cela veut dire que ce sera bien plus difficile pour beaucoup de familles et d’individus à boucler les fins de mois. Une dépression telle que l’annonce «le pire scénario de la dette» de la SGF entrainerait un appauvrissement destructeur pour presque toutes les classes sociales. Seuls les très riches bien positionnés s’en tireront indemnes et il est même à croire, sans se tromper, qu’ils en profiteront pour consolider leur emprise déjà solide sur la vie du commun des mortels.

Préparez-vous, le pire est à venir.