mardi 16 mars 2010

Le DÉCODEUR : Sarkozy, climat et gouvernance mondiale


L'Empire contre-attaque sur le front de la propagande climatique. Al Gore écrivait dans le NY Times il y a deux semaines que malgré toutes les controverses autour du GIEC, rien ne change, nous faisons toujours face à une catastrophe climatique et le consensus scientifique est toujours aussi convaincant. On a vu ensuite l'ONU venir à la rescousse du GIEC il y a quelques jours. Et encore ils nous ont dit : le climat se réchauffe, la catastrophe est à nos portes et rien ne peut changer cela ; aucun scandale, aucune controverse, aucune preuve légitime de corruption ne peut ébranler le temple des réchauffistes.

Dans un discours, le 11 mars dernier, c'était au tour du président de la France Nicolas Sarkozy. Dans une autre performance convaincante comme seul Sarko peut nous offrir, il est lui aussi venu à la resousse du GIEC.

Eric Granger vous présente quelques extraits de ce discours et l'analyse pour vous.

samedi 13 mars 2010

L'ONU à la recousse du GIEC : l'empire contre-attaque.

Après que Al Gore nous ait fait la morale climatique il y a 2 semaines, l'ONU vient maintenant à la rescousse du GIEC. Le Devoir publiait la nouvelle le 11 février dernier :

"Dans l'espoir d'enrayer les dommages infligés depuis quelques mois à la crédibilité du GIEC par différentes révélations sur des erreurs et des faiblesses de son système de révision scientifique, l'ONU a décidé hier de demander un examen critique des processus scientifiques de son organe scientifique au Conseil interacadémique (InterAcademy Council)."

Donc, le GIEC sera soumis au un "examen critique" de ses méthodes par le InterAcademy Council. Si on visite le site web de l'organisme dans la section "Partenaires" nous pouvons trouver des institutions qui sont loin d'être impartiales, voici quelques exemples :

United Nations Environmental Program (UNEP)
Food and Agriculture Organization (FAO)
Organisation mondiale de la santé (OMS)
Banque mondiale
Asian Development Bank (ADB)
Inter-American Development Bank (IADB)
African Development Bank (AFDB)
European Bank for Reconstruction and Development (EBRD)
Union européenne (U-E)

De plus le secretaire général de l'ONU, Ban Ki-moon met en garde tous ceux qui oseraient douter du réchauffement climatique, il est cité dans l'article :
"Que ce soit bien clair, a-t-il déclaré à l'AFP, la menace posée par le changement climatique est réelle. Rien de ce qui a été affirmé ou révélé dans les médias récemment ne modifie le consensus scientifique de fond sur le réchauffement du climat."

Le message est clair : aucune controverse ne peut ébranler le temple des réchauffistes, peu importe la gravité du cas. Ça se réchauffe et c'est tout, tous ceux qui disent le contraire doivent être, selon leur logique, tous des négationnistes, des conspirationnistes déséquilibrés mentalement ou comme le disait Al Gore : "des idiots indécrottables".

Pourquoi faire cet examen du GIEC, si nous connaissons déjà le résultat?

Nous savons ce qui arrivera ensuite. Il y aura sûrement un autre petit mea culpa du GIEC, une fausse réforme spectacle pour laisser croire que tout est rentré dans l'ordre et puis on continue avec l'implantation de la gouvernance mondiale comme si de rien n'était.

Il n'y aura pas davantage de transparence, seulement une meilleure propagande. Le seul véritable moment de tranparence auquel nous avons eu droit dernièrement, c'est quand nous avons pu lire tous les célèbres courriels du Climategate nous-mêmes.

Le sommet sur les changements climatiques de Cancun prévu pour l'été prochain est l'objectif que semble s'être fixé l'élite oligarchique pour franchir une autre étape cruciale vers la gouvernance mondiale. Jusque-là, nous aurons droit à un réajustement de la propagande pour s'adapter aux nouveaux développements, mais leur objectif demeure le même.

Attention, l'Empire contre-attaque.

mardi 9 mars 2010

Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs

Le secret des Puissances de l'Argent l'est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des "tempêtes parfaites" sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d'envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu'à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins. Ces banques privées ultra-puissantes font le genre d'offres qu'on ne peut refuser.

 Illustration : Victor Juhasz

La plus connue et la plus controversée d'entre elles est sûrement Goldman Sachs. Le magazine Rolling Stone a publié en juillet dernier un article coup de poing à propos de cette institution financière. Le journaliste Matt Taibbi débute son texte comme suit :
"La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c'est qu'elle est partout. La banque d'investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son syphon sanguinaire dans tout ce qui a l'odeur de l'argent."

Cet article du Rolling Stone qui a fait sensation résume ce que bien d'autres ont dit et écrit : certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années '20. Elle a de plus toujours utilisé à peu près le même procédé : elle se place d'abord au centre d'une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir. Ensuite, elle s'arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et les PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d'avance avec l'aide complice des dirigeants de plus petites institutions comme la Caisse de dépôt et placements du Québec. Bien sûr, on achète les politiciens nationaux pour que ces derniers ne régulent pas ces nouveaux produits financiers dangereux pour l'économie. Puis c'est encore la "Big banque" qui finit le travail en pètant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques, un tas de RÉER et consolidant encore une fois davantage son contrôle sur les marchés financiers. Une fois que tout le monde est appauvri et que l'économie est à l'agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l'économie et nous prête à haut taux d'intérêts l'argent qu'elle vient juste de nous syphonner. Et le processus recommence...

Où en sommes-nous aujourd'hui? Si on regarde attentivement les médias de masse, on voit bien que ce n'est pas une lente reprise économique qui est devant nous mais une autre crise majeure qui aura comme levier les dettes nationales.

On l'a vu avec Dubai et maintenant avec la Grèce, la dette publique est le prochain prétexte pour faire accepter des politiques draconiennes d'intégration verticale de l'économie au niveau planétaire.

Revenons en novembre 2009, quand la Société générale de France publiait un rapport contenant un scénario alarmiste d'effondrement économique mondiale causé par l'endettement des pays développés. On pouvait lire dans le Figaro sur le sujet que "les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes." Le premier problème est la dette publique qui a "pratiquement atteint un point de non-retour", selon le rapport.

Le cas de la Grèce montre bien les mesures draconiennes qui s'annoncent à l'horizon et la mesure la plus grave concernera la souveraineté même des nations développées. Pour pouvoir recevoir l'aide de la zone euro, la Grèce devra se soumettre à la volonté des autres pays membres. Dans un article sur le sujet dans le Wall Street Journal, Patience Wheatcroft écrivait : "Cette crise n'est pas seulement à propos des dettes de pays souverains mais à propos de la souveraineté elle-même".

L'éditorialiste André Pratte de la Presse semble être d'accord avec cette interprétation quand il écrit :
"La semaine dernière, Athènes a dû se prêter à l'exercice humiliant d'ouvrir ses livres aux experts de l'Union européenne qui lui ont fortement suggéré des pistes de solution. La Grèce venait de perdre le contrôle de ses finances publiques, de perdre une partie de sa souveraineté."
Pratte poursuit en disant qu'il faut se dépêcher ici au Québec à se serrer la ceinture et à tout taxer sinon les puissantes banques vont venir nous taper sur les doigts et comme ça on évite que "le Québec se retrouve bientôt, comme la Grèce, le dos au mur." Comme si nous ne l'étions pas déjà.

Sauf qu'avant de mettre le fardeau de la dette sur les épaules des populations, il faut être juste et pointer les véritables responsables de ces dettes surgonflées. Bien sûr, vous avez devinez qui sont les coupables : les cerveaux de Goldman Sachs et autres big banques.

Le 22 février dernier dans un article du Devoir intitulé "La Grèce n'est pas la seule à «maquiller» sa dette", on y apprend de belles choses que nous savions déjà :
"Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d'un nouveau scandale. Cette fois, il ne s'agit plus de subprimes, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des États endettés pour enjoliver leurs comptes."

Donc, en plus de créer des bulles financières qu'ils controllent complètement, ces big banques cachent la véritable dette accumulée par les États qui utilisent leurs services ; comme quand on modifie la façon de calculer le taux de chômage pour obtenir le taux qui nous plait à montrer.

L'influence des Goldman Sachs et compagnie n'est plus de l'influence : c'est de la complète domination économique. Obama compte dans son équipe beaucoup de représentants de Goldman Sachs à des postes-clés. Il en était de même pour W. Bush.

Toutefois, nous savons pourquoi cette crise de la dette a été planifiée et exécutée, nous connaissons le calendrier de la gouvernance mondiale que tente d'implanter l'élite oligarchique. Nous savons que l'objectif est de créer une banque mondiale, la bureaucratie ultime d'un éventuel gouvernement mondial.

Il n'y a qu'à lire ce texte paru sur le Monde.fr au titre évocateur : "Dominique Strauss Kahn plaide pour que le Fond Monétaire devienne la Banque Centrale du monde". Tout y est.

Le FMI est reconnu comme une banque cruelle qui impose des conditions excessives. Il s'agit d'un prêteur usurier qui bénéficie toutefois de l'absolution complète. Il s'agit d'une institution anti-démocratique qui ne peut pas légitimement faire autorité sur tous les peuples. Il y a aussi trop de secret qui entoure ce genre d'institutions.

On pouvait d'ailleurs lire dans le Herald Sun qu'une rencontre secrète entre dirigeants des banques centrales du monde avait eu lieu au début février pour discuter des mesures monétaires mondiales à prendre. La réunion était protégée par une sécurité de haut niveau et la presse n'y était pas admise. Allez savoir ce qu'ils ont pris comme décision, de toutes façons il semble que ce ne soit pas de nos affaires.

Pour terminer, selon le Wall Street Journal, Goldman Sachs a dû adopter une nouvelle politique sur le risque financier et pas n'importe laquelle : elle a déterminé que la publicité négative à l'égard de la compagnie est un "facteur de risque" sur les performances de l'entreprise et qu'elle devait la combattre. Ça veut dire tout simplement ceci : on ne peut pas parler en mal de Goldman Sachs, le mieux en fait c'est de ne pas en parler du tout.

Cependant, l'enjeu est trop important, et nous ne devons pas laisser ces pieuvres vampires nous  sucer le sang jusqu'à la dernière goutte. La prochaine crise va arriver tôt ou tard, probablement plus tôt que tard, et ce pourrait bien être celle qui sonne le glas pour toutes les nations du monde.

La véritable souveraineté, c'est face à ces big banques que nous la perdons.


mercredi 3 mars 2010

Le faux prophète Al Gore nous fait la morale climatique.

Par Eric Granger

Pour répondre à toutes les attaques et accusations qui ont émané du Climategate, le prophète contemporain de l'apocalypse planétaire, Al Gore, s'est envoyé lui-même à la rescousse de sa propre cause.

Dans une lettre d'opinion publiée dans le NY Times du 27 février intitulée We Can't Wish Away Climate Change (Nous ne pouvons pas juste souhaiter la disparition des changements climatiques), Gore fait la morale au monde entier (disons surtout aux climato-sceptiques) et nous prévient que quelques petites controverses ne vont pas faire disparaître la crise climatique. Le ton de la lettre est condescendant et même arrogant, le message est toujours le même :

"Ce serait un énorme soulagement si les récentes attaques contre la science du réchauffement climatique indiquaient vraiment que nous ne faisons pas face à une calamité inimaginable requérant des mesures préventives à grande échelle pour protéger la civilisation humaine telle que nous la connaissons."

Gore utilise dans sa lettre la technique classique de culpabilisation du public, il écrit avec mépris :

"Comme le fardeau serait allégé! Nous n'aurions plus à nous inquiéter qu'un jour nos petits-enfants nous perçoivent comme une génération criminelle qui aurait, de façon égoïste et de façon irréfléchie, ignoré les avertissements clairs que notre destin se trouvait entre nos mains. Nous pourrions, à la place, célébrer les négationnistes qui ont persisté de façon tenace à prouver que tous les rapports des Académies des Sciences nationales réputées sur les changements climatiques faisaient tout simplement une gigantesque erreur."
Ensuite, il poursuit en disant que oui, il y a peut-être eu une petite erreur là quelque part à propos de la fonte des glaciers de l'Himalaya et que oui, certains scientifiques du climat liés au CRU d'East Anglia n'ont peut-être pas répondu adéquatement aux exigences d'une demande sous la loi de l'accès à l'iinformation en Angleterre mais Gore nous rappelle que tout baigne toujours dans l'huile : "Le plus important c'est que le large consensus sur le réchauffement climatique demeure inchangé".

En somme, nous devons nous fier à Al Gore pour nous guider vers le sauvetage de la race humaine.

Il nous fait ensuite une liste connue de catastrophes imminentes, de la hausse des mers à l'extinctions d'espèces animales, tous causés évidemment par nos émissions de CO2. Il ose ensuite s'en prendre à la presse indépendante non contrôlée, les accusant d'attiser la haine et la division :

"Certaines organisations de média d'information présentent maintenant des hommes de spectacle qui usurpent la qualité de penseurs politiques et qui transforment la haine et la division pour en faire un divertissement."

La référence à l'animateur de radio du Texas Alex Jones, figure populaire du mouvement contre le Nouvel ordre mondial, est à peine voilée. Une preuve tangible de l'influence grandissante de Jones sur l'opinion publique aux États-Unis et même à travers le monde.

C'est d'ailleurs aux États-Unis où les lois sur le carbone sont le plus difficile à passer. Al Gore en fait état dans sa lettre :

"Cela débute par le choix des États-Unis de passer une loi qui établit un prix sur le réchauffement climatique."

Mentionnons qu'au Canada, la politique attentiste du gouvernement Harper au sujet de la taxation/régulation des GES n'a pas encore permis l'établissement de véritables lois ou de mesures sévères non plus. Ce gouvernement a d'ailleurs encaissé un grand nombre de critiques de partout au Canada et dans le monde. On verra peut-être bientôt s'ils ont eu raison ou tort d'adopter une telle position.

Gore répète ensuite et toujours le même mantra habituel comme quoi nous sommes passé de l'étape de la discussion à l'étape de l'action :

"Après que tout ait été dit et que si peu ait été fait, la vérité sur la crise climatique - toujours plus dérangeante que jamais - est une chose à laquelle il nous faut encore faire face."

Malgré que de plus en plus de gens doutent de la véracité scientifique derrière la thèse du réchauffement climatique du GIEC, Al Gore ose nous semoncer et nous faire la morale climatique.

Heureusement, la vérité finit toujours par éclipser le mensonge et il est à croire que la gloire d'Al Gore tire à sa fin.